dimanche 19 juin 2011

Spécial Hommage à Clarence Clemons - Jungleland / Bruce Springsteen and the E Street band



Il y a des gens qui vous aident à devenir quelqu'un de meilleur.

Par sa musique, Bruce Springsteen m'a aidé moi, à devenir meilleur que ce que je n'étais.

Hier, le 18 juin 2011, Clarence Clamons, le légendaire Saxophoniste du E Street Band, le groupe du Boss est mort à 69 ans des suites d'un AVC qui l'a frappé le 12 juin dernier.




Alors je suis triste parce qu' hormis le fait que je n'aurait jamais la chance de voir le Big man en live, je sens qu'il y a un bout de l'histoire du rock qui a disparu avec lui.

Bruce Springsteen et le E Street Band, c'est une vision populaire de l'Amérique à travers des chansons qui racontent des histoires simple, jolies et incroyables.

Des chansons qui parlent surtout de gens.

De gens de tous les jours, de gens normaux, mais qui deviennent gigantesque à travers la musique.

Clarence Clemons, la pierre angulaire du E Street Band, l'ami de toujours de Springsteen, le seul membre du groupe à apparaître sur la pochette du mythique album "Born to Run", un album qui m' a touché pour toute la vie, a rejoins ces gens dont il racontait les histoires avec son saxophone.

Il a rejoint les vieilles légendes oubliées de l'ouest américain, les mythes ouvriers, les rêveurs, les artistes, les poètes, les aventuriers, les héros dont il ont vanté les exploits.

Bruce Springsteen et lui se sont rencontrés dans un bar un soir de tempête nous dit la légende.
C'était un jour de Septembre 1971, à Asbury park dans le New Jersey.
Bruce jouait avec son groupe, Clemons lui aurait demandé à jouer avec eux, et sans se dire un mot de plus, ils ont tout de suite su qu'ils étaient le chaînon manquant de l'autre.

Le reste n'est qu'histoire.

J'ai longtemps trouvé le saxophone ringard avant de découvrir Clarence Clemons (non mais c'est vrai, rien qu'à entendre ce qu'en faisaient Jean-Jacques Goldman et plein d'autres compositeurs français dans les années 80, ça vous donnait envie de boucher cet instrument au goudron et le plonger dans la mer)

Je me sens musicalement orphelin aujourd'hui et triste.

Mais si je me doute que la peine et le chagrin du Boss doivent être immenses à cette heure-ci, je sais aussi qu'il aura toujours des histoires de personnes magnifiques à raconter.

Et il y en aura certainement une pour Clarence, parce que les légendes ne meurent jamais.

Et avant de m'endormir, il me semble qu'un air de saxophone tombe avec la pluie qui bat mes vitres...









La plus belle présentation de l'histoire du Rock, le plus bel hommage jamais rendu, une vraie preuve d'amour.
Une vie entière en quelques mots...

2 commentaires:

Charlie Heilbronn a dit…

Et bien je vais écrire un petit quelque chose pour cet hommage à Clarence, parce que moi aussi, ça m'a rendue bien triste d'apprendre la disparition du meilleur saxophoniste rock qu'on est jamais connu jusque-là...
Moi, j'ai découvert Bruce et le E Street Band quand j'avais 7 ans, parce que ma mère écoutait ses disques sur la platine dans le salon. Combien de fois on a écouté ensemble ce quintuple album, avec plein de versions lives, dont le fameux Born To Run :o)
Bruce pour moi, c'est comme tu le dis, quelqu'un qui nous rend meilleur. Moi, il fait partie de ma vie depuis mon enfance, et Clarence aussi.
Son saxophone, il était magique, parce qu'il donnait des frissons rien qu'à l'écouter. Moi, l'une de mes chansons préférées en live, c'est "Be True". Je suppose que c'est l'ensemble du E Street Band qui rend cette chanson et toutes les autres si particulières... Pourtant Clarence avait un truc que personne n'avait. Pas même Bruce. Et c'est pour ça qu'ils se complétaient à merveille.
Et le plus étrange dans tout ça, et il semble que tous les fans du E Street Band ont ressenti ça, apprendre la disparition de Clarence, ça a été comme d'apprendre la disparition d'un proche.
Moi, j'ai toujours trouvé que Bruce, même quand il n'est pas à son meilleur (ça lui arrive parfois... mais pas bien souvent), peu importe, parce qu'on vient le voir et l'écouter, juste parce qu'on se sent comme 'de la famille'. Et Clarence était de cette famille. Quoi de mieux que de réécouter sa voix jouant le Père Noël quand ils reprennent "Santa Claus Is Comin' To Town"... Je sais que ce n'est pas une chanson de Bruce, mais il y a toujours eu une telle complicité entre lui et Clarence sur cette chanson...
J'ai eu la chance de voir Bruce et le E Street Band deux fois. Et le plus impressionnant, c'est quand Bruce présente les musiciens (bon... j'avoue que j'ai un faible pour Max, le batteur, depuis mes 7 ans... Faut dire qu'il joue plutôt bien...).

Charlie Heilbronn a dit…

(suite)... En fait, il dit rarement le prénom de Clarence. C'est le public qui le crie, et le crie encore, jusqu'à ce que le Big Man joue de son saxophone, et je te jure que la foule devient folle... de bonheur ! Parce que son sax', il y mettait de la vie et du bonheur.
Ce plaisir de répondre à Bruce quand il dit : "Give me a C- ! Give me a L- ! Give me an A- !" Et on est tous là à renvoyer chaque lettre du prénom de Clarence, et puis il dit encore : "Say who ?" et on répond tous : "Claaaaarence !" Et il redemande : "Say who ???" Et on répond encore plus fort : "Claaaaarence !!!" Et parfois Bruce fait durer le plaisir, et c'est pour ça que quand Clarence jouait enfin de son sax', c'était comme une explosion de joie, plus qu'avec n'importe quel autre musicien du groupe.
La première fois que je l'ai vu en live, Bruce, j'étais avec ma mère (c'était mon cadeau pour elle : un jour je lui ai dit : "Maman, on voir voir Bruce pour de vrai ! J'ai deux tickets pour toi et moi"), et il y avait cette intro, je pensais "Je connais, je connais, mais c'est laquelle de chanson...?" Et le sax de Clarence s'est fait entendre : Tenth Avenue Freeze-Out !!!! En version live, je te promets que c'est encore mieux que la version du disque !
Après, ils ont joué The River, et Clarence a rendu cette chanson superbe, encore plus belle qu'à l'origine. Avec la voix de Bruce, et le public qui écoute en silence, je te jure un réel silence, alors que le stade est plein à craquer...

Sur le site officiel de Bruce Springsteen, Bruce a écrit une lettre dédiée à son ami de longue date. Ses mots, il les adressait à nous, ses fans, mais aussi aux fils de Clarence. Il leur a parlé de leur père. Et Bruce, même dans des moments difficiles comme celui-là, il a trouvé les bons mots, ceux qui touchent le coeur, ceux qui touchent l'âme. On a quelques larmes au bord des yeux, mais ce n'est rien de grave. Parce qu'avec Bruce, on se sent juste toujours profondément humain, profondément vivant.
Alors quand on perd quelqu'un comme Clarence, on se sent triste un peu nous aussi...

Nath' (alias 'Charlie Heilbronn')